floe lake automne

Floe Lake en automne

Une fois n’est pas coutume, je (Roxanne) vais vous raconter une randonnée que je n’ai pas faite : Floe Lake en automne.

Gérard est parti explorer un sentier du Kootenay National Park avec Jack, pendant que je l’attendais dans notre maison sur roues avec Texas et Neirock.

Ce parc national, nous ne pensions pas de le visiter. Nous avions en effet choisi un autre itinéraire pour nous rendre en Colombie Britannique depuis Banff. Nous voulions passer par Yoho National Park, mais c’était sans compter la fermeture de l’autoroute pour cause de travaux.

Et finalement, comme à chaque fois, la vie fait bien les choses !

Ce nouveau trajet nous permettait de demeurer au milieu de ces magnifiques montagnes que ce sont les Rocheuses.

Le choix du Floe Lake

Après avoir étudié rapidement la carte, Gérard a décidé de se rendre au Floe Lake.

Pourquoi ce lieu ? Car c’est une randonnée peu populaire, qui lui permettrait de ne pas trop croiser de personnes et d’apprécier comme il en avait envie cet environnement.

De plus, l’aller-retour au lac est d’une distance d’un peu plus de 20km, avec près de 1000 mètres de gain d’altitude, il pouvait donc l’effectuer sur une demie-journée.

Gérard a choisi de partager cette randonnée avec Jack car il n’avait pas effectué de sortie seul avec lui depuis un petit bout de temps. Et Jack apprécie énormément ces moments en solo avec l’un de nous deux.

Une randonnée au milieu des couleurs automnales.

Dès le stationnement, le ton est donnée.

Les couleurs chaleureuses de l’automne vont l’accompagner tout le long. Et c’est certainement ce décor dans lequel toutes les nuances de jaune s’expriment qui l’émerveillera le plus.

La randonnée débute par la traversée de la rivière Vermillon. La couleur cristalline de son eau accompagne les marcheurs sur quelques centaines de mètres en contrebas du sentier.

La forêt qui l’entoure est très contrastée. Des cadavres d’arbres fins, élancés et hauts, vestiges de l’incendie qui avait ravagé le secteur en 2003 côtoient de jeunes sapins en pleine croissance, signe que la vie a repris le dessus.

Le chemin traverse ensuite le ruisseau Floe, puis continue dans un petit vallon, en balcon.

La végétation est ici plus basse. Elle est constituée essentiellement de buissons et arbustes qui ont tous revêtus leur plus beau costume automnal.

Comme si avant d’être recouverts par la neige durant plusieurs mois, ils souhaitaient une dernière fois mettre en avant toute la vie qu’il y a en eux.

En ligne de mire, au loin, les sommets dépassant les 3000 mètres d’altitude ont déjà été blanchis par les premiers saupoudrages de neige automnale.

Le sentier plutôt plat jusqu’alors devient plus pentu une fois arrivé au fond du vallon.

Il serpente en sous-bois pour ne dévoiler le Floe lake qu’au moment où Gérard et Jack atteignent sa rive.

Le Floe Lake, un lac dans un écrin de montagnes.

Et là, outre cette étendue d’eau dont la couleur turquoise donnerait presque envie de s’y baigner, c’est surtout ce mur de roche, cette face nord de plusieurs centaines de mètres de haut qui laisse Gérard sans voix. 

Il s’y sent tout petit, pour ne pas dire minuscule. Il est impressionné par le pic Floe qui trône en charismatique gardien des lieux. Mais aussi par toute la ligne de crêtes qui le prolonge. Gérard demeure là plusieurs dizaines de minutes à le contempler, assis aux côtés de Jack, sur cette plage de roches. 

Cet univers si minéral contraste fortement avec celui traversé plus tôt sur le sentier.

Finalement il passera plus d’une heure à recharger ses batteries tant physiques que mentales dans ce lieu.

Floe Lake en automne invite en effet celui qui s’y trouve -et qui le veut bien- à apprécier simplement le moment présent. Ici, on se trouve loin de tout tumulte tant intérieur qu’extérieur. 

Et Monsieur Doudou, le husky le plus contemplatif que l’on connaisse, semble ravi de cette belle découverte.

floe lake automne

L’heure avancée de cette fin d’après-midi pousse Gérard à décider d’entamer la redescente par le même sentier qu’à l’aller pour me retrouver avant la tombée de la nuit.

Il m’avouera à son retour qu’il aurait bien bivouaqué à cet endroit mais il n’avait ni réseau pour me prévenir, ni pris le matériel adéquat.

Alors, je lui promets que nous reviendrons l’année prochaine pour découvrir tous ensemble durant plusieurs jours ce secteur qui lui a tellement plu.

Vous pouvez également découvrir la randonnée de Gérard

jusqu’au Floe Lake à travers cette vidéo :